Lettres et littérature américaines

Le blog nature writing

Archives de Tag: littérature

Entre culture et nature, littérature et anthropisme

En littérature il est plus souvent question de culture que de nature, même quand cette littérature tend à parler essentiellement de la nature. Mais avant toute chose, il faut être particulièrement clair sur ce que l’on entend par « nature » et par « culture ». Pour commencer, on peut dire que ce sont deux notions qui sont généralement opposées. Je pense cependant qu’il ne faut pas se contenter de les opposer, que leur relation va bien plus loin. D’ailleurs, par quoi passe cette relation ? Lire la suite

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Ecologie y es-tu, m’entends-tu ?

Comme promis, voici une présentation du premier tome de Vers une écologie de l’esprit (1972) de Gregory Bateson. Il s’agit en fait d’essais de Bateson divisés en trois sections : les métalogues, Forme et modèle en anthropologie et enfin, forme et pathologie des relations. Pour aujourd’hui, nous nous intéresserons surtout à l’introduction et à la première partie. Nous aurons occasion d’aborder les deux autres sections ultérieurement. Lire la suite

John Gierach

John Gierach est un écrivain du grand ouest américain, vivant dans le Colorado. La plupart de ses récits traitent de ses parties de pêche à la mouche et des rivières qu’il arpente. Il a reçu un prix en 1994 pour son œuvre autour de la pêche à la mouche, et de sa philosophie.

Il a publié près de vingt livres autour de ces thématiques.

My First Summer in the Sierra (Un été dans la Sierra)

My First Summer in the Sierra (MFSS) publié en 1911 ou Un été dans la Sierra pour la traduction française est le journal intime que John Muir a tenu lors de sa première excursion dans la Sierra californienne, en 1868, alors qu’il avait à peine trente ans. Il part en expédition dans ces montagnes et vallées avec un petit groupe de personnes pour garder des moutons, les mener vers les hauts pâturages, et les ramener à la fin de la saison dans les basses plaines. Si au début John Muir appréhende ce départ car « I judged, however, that I was in no way the right man for the place, and freely explained my shortcomings » (je jugeai,s cependant, que je n’étais certainement pas la bonne personne pour cet endroit, et présentais sincèrement mes défauts), à la fin de la saison, c’est avec un profond regret qu’il doit redescendre vers les plaines, et s’en retourner à la civilisation. Et pour cause, John Muir s’est parfaitement acclimaté à cette région, ce fut même une révélation car quelques années plus tard il se battra farouchement pour la préservation de cette vallée du Yosémite et en particulier celle de Hetch Hetchy. Lire la suite