Lettres et littérature américaines

Le blog nature writing

Archives de Tag: Annie Dillard

Walden, ou comment (ne pas) résumer l’inrésumable.

Cela faisait de longs mois que je voulais m’atteler à cet ouvrage massif, non par le nombre de pages, mais par ce qu’il implique par sa densité et par son impact sur la littérature américaine et en particulier sur le nature-writing. Walden, or Life in the Woods (1854) est un incontournable du genre. Lire la suite

Danse avec le monde

Petite pause dans la série consacrée à Nature qui reprendra dès la semaine prochaine. Aujourd’hui, je vous présente un autre livre d’Annie Dillard (j’avais ouvert ce blog avec son merveilleux Pilgrim at Tinker Creek) : Teaching a Stone to Talk (1982) ou en français : Apprendre à parler à une pierre. Ce livre est un recueil de rencontres et de voyages, d’histoires, de perceptions et d’impressions d’un monde qui tournoie à 68,400 Lire la suite

L’endroit, c’est subjectif !

Cet essai reprend un peu ce qui a été dit dans les différentes présentations, et permet à la fois d’introduire la dernière catégorie de ce blog consacré à l’écriture de la nature et de soulever un certain nombre de questions et interrogations. Je tiens néanmoins à préciser que ceci n’a rien d’académique et je ne tiens pas à ce que ça le devienne. Pour moi, la littérature et l’écriture doivent avant tout rester un plaisir et un loisir – mais ceci n’empêche pas qu’on puisse le faire sérieusement ! Lire la suite

Pour une éthique de l’endroit

Nous avons vu il y a quelques semaines « Thinking Like a Mountain » d’Aldo Leopold. Aujourd’hui nous allons nous attarder sur la dernière partie issue du même livre (A Sand County Almanac (1949) ou Almanac d’un comté de sable, en français) à savoir, « The Land Ethic ». L’éthique peut être considérée de deux manières, une philosophique et une environnementale. L’éthique du point de vue philosophique est une attitude en relation à la société. En matière d’écologie il en est différemment. Pour Leopold c’est « a limitation on freedom of action in the struggle for existence » (une restriction de la liberté d’action dans la lutte pour exister). Lire la suite

Annie Dillard

Annie Dillard est née en 1945 à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Elle est élevée dans une famille presbytérienne et quitte l’église à l’âge de 16 ans à propos du passage de Job dans la Bible. A l’université, elle suit des cours d’écriture (creative writing) et de théologie. Elle marie son professeur d’écriture R. H. W. Dillard et garde son nom même après leur divorce en 1975.

Elle passe un master en littérature américaine en 1967, sur Walden de Thoreau — et plus précisément sur le chapitre « The Ponds » ou « Les étangs » en français.

En 1971, elle manque de mourir de pneumonie et comprend soudain que la vie peut s’arrêter à chaque instant. Elle décide de profiter pleinement de cette nouvelle chance et se lance dans quelque chose de grand et la dépassant. Elle passe l’année 1973 à vivre au bord d’une crique en Virginie où elle écrit un journal intime qui donnera plus tard Pilgrim at Tinker Creek (Pélerinage à Tinker Creek en français), des poèmes publiés dans Tickets For a Prayer Wheel. Avec Pilgrim at Tinker Creek elle remporte le prix Pulitzer pour la non-fiction, elle a 29 ans.

Elle poursuit une vie d’écrivain et publie de façon régulière : Holy the Firm en 1977, Teaching a Stone to Talk (Apprendre à parler à une pierre) en 1982, An American Childhood (Une enfance américaine) en 1984, The Writing Life (En vivant, en écrivant) en 1989, The Living (Les vivants) en 1992 et plus récemment, The Maytrees (L’amour des Maytree) en 2007, pour ses principaux livres.

Un premier ouvrage : Pilgrim at Tinker Creek/Pélerinage à Tinker Creek.

Pélerinage à Tinker Creek (PTC) est à l’origine le journal intime qu’Annie Dillard tenait quand elle avait 28 ans sur son année passée dans la nature à Tinker Creek, en Virginie. Il s’agit de son premier livre, qu’elle publie en 1974 — elle sort l’année précédente, un recueil de poèmes, Tickets for a Prayer Wheel (encore non traduit en français semble-t-il). Pour une première publication elle se fait remarquer ! En effet, elle se voit décerner le Prix Pulitzer cette même année 1974. Lire la suite