Lettres et littérature américaines

Le blog nature writing

Archives Mensuelles: octobre 2013

Un lieu pour soi ?

ImageC’est en lisant une revue spécialisée (ISLE de l’hiver 2012) dans le nature writing que j’ai découvert cette courte nouvelle de Jeff Fearnside : « Place as Self » ou en français : « l’espace comme personne » (si vous trouvez un équivalent en français plus approprié, n’hésitez pas à le donner dans les commentaires). L’ISLE (Interdisciplinary Studies in Literature and the Environment — Etudes interdisciplinaires de littérature et environnement), le pendant de papier de l’association ASLE (Association for the Study of Literature and the Environment — Association pour l’étude de la littérature et de l’environnement) créée au début des années 1990. Déjà, la couverture (image à droite) est évocatrice : un pin à cônes épineux, espèce endémique des Montagnes Rocheuses — bristlecone pine en anglais. Ce pin est surtout connu pour sa longévité, certains spécimens sont vieux de plus de 5000 ans ! Ce pin est un arbr Lire la suite

Le coeur est l’âme d’un pays

Même si cela va faire bientôt un an que je n’ai rien posté sur ce blog, faute de temps et de motivation, ce n’est pas pour autant que je n’ai pas mis de côté mes lectures sur le nature writing, que ce soit d’œuvres de littérature ou critiques. Après tout, l’écocritique (ecocriticism ou green studies) ne se limite pas au nature writing américain, et interroge aussi sur les relations entre homme et nature au niveau de la société, de l’histoire, des médias, etc. L’écocritique telle qu’elle est définie par ses instigateurs n’est qu’un biais par lequel on regarde et questionne le monde, au même titre que le féminisme, le marxisme et la psychanalyse et le post-structuralisme.  Ce n’est qu’un cadre qui va permettre la structuration et la problématisation d’un regard porté sur le monde et sur l’art, et ainsi positionner le regard critique sur un angle neuf, ou tout au moins différent — ce qui ne fait pas de mal ! Lire la suite