Lettres et littérature américaines

Le blog nature writing

Archives Mensuelles: avril 2011

Avenir à venir 5

Bonjour,

Je vous annonce que pour dimanche la quatrième et (peut-être) dernière catégorie — Les essais — sera inaugurée avec un article un peu plus long sur les relations entre nature, nature sauvage et homme vues à travers les différents livres et auteurs que j’ai déjà présentés. Ce sera l’occasion de se replonger dans Pilgrim at Tinker Creek, The Book of Yaak et dans pleins d’autres ouvrages !

Un autre essai est en préparation, il permettra de conclure la série sur les relations entre la littérature engagée et ce genre littéraire. Si vous avez des commentaires ou des questions, n’hésitez pas !

A dimanche,

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Pour une éthique de l’endroit

Nous avons vu il y a quelques semaines « Thinking Like a Mountain » d’Aldo Leopold. Aujourd’hui nous allons nous attarder sur la dernière partie issue du même livre (A Sand County Almanac (1949) ou Almanac d’un comté de sable, en français) à savoir, « The Land Ethic ». L’éthique peut être considérée de deux manières, une philosophique et une environnementale. L’éthique du point de vue philosophique est une attitude en relation à la société. En matière d’écologie il en est différemment. Pour Leopold c’est « a limitation on freedom of action in the struggle for existence » (une restriction de la liberté d’action dans la lutte pour exister). Lire la suite

Tout un monde à déboulonner !

J’en ai parlé précédemment, et je pense que l’occasion est bien choisie pour introduire un autre roman qui a littéralement bouleversé le monde des mouvements écologistes radicaux dans leurs modes d’actions, leur existence et leurs discours. Il ne s’agit pas d’Arne Naess car il s’en inspire, ou de Dave Foreman (qui après avoir quitté Greenpeace a fondé Earth First!), mais du Monkey-Wrench Gang (1975) ou en français Le gang de la clé à molette. Contrairement aux autres ouvrages traitant des relations entre littérature engagée et écriture de la nature il ne s’agit pas ici d’un essai, d’un pamphlet, ou d’un ouvrage cherchant à éveiller les consciences. Lire la suite

Mary Hunter Austin

Mary Hunter Austin est née en 1868 dans l’Illinois.

Après s’être mariée avec Wallace Austin, elle se mit à étudier les peuples amérindiens du désert du Mojave pendant 17 ans. Très tôt elle prit position pour les droits des amérindiens et des mexicains (les Etats du Nouveau Mexique et du Texas notamment, appartenaient originellement au Mexique avant d’être rachetés par les Etats-Unis) et peuples hispanophones. Bien qu’elle ait écrit des poèmes et pièces de théâtre, elle est surtout reconnue pour son essai The Land of Little Rain (1903).

Plus tard, elle se mobilisa avec son mari pour empêcher que Los Angeles ne s’accaparent les eaux du lac Owen  pour l’irrigation et l’alimentation en eau de la cité et mette ainsi en péril toute une région. Elle rejoignit aussi le Cercle social dans lequel Jack London faisait parti et fut une des grandes participantes du Forest Theater (un des premiers théâtre de plein air créé en Californie en 1910).

Elle décède en 1934 et une des montagnes de la Sierra Nevada porte aujourd’hui son nom en son honneur.

Elle n’est malheureusement toujours pas traduite en France ou dans les pays francophones.

Un pays de peu de pluie

The Land of Little Rain (1903), encore non traduit en France, écrit par Mary Hunter Austin est un court livre composé de 14 sections qui traite du désert montagneux du Nouveau-Mexique. Ce n’est donc pas un livre avec une histoire (pas à proprement parler), ou avec une intrigue mais plutôt une série de photographie d’un territoire où la vie se cache sous le soleil de plomb, où les plantes plongent leurs racines au plus profond pour puiser le peu d’eau qu’il puisse y avoir, où leurs parties supérieures s’arment de piques et de poils pour garder au mieux l’humidité. Un pays où les précipitations sont rares mais où la vie ne manque pas à en croire l’auteur. Lire la suite

Avenir à venir 4

J’ai pris un peu de retard la semaine dernière et je ne pourrai pas publier un article sans doute avant la fin de semaine… Cela m’ennuie un peu car je garde un certain rythme depuis quelques semaines et vous êtes de plus en plus nombreux à passer par là — ce qui me fait plaisir.

Je ferai une petite pause dans la série sur la littérature engagée dans la cause environnementale pour présenter un livre poignant sur le désert du Nouveau Mexique : The Land of Little Rain (1903) de Mary Hunter Austin (1868-1934). Elle n’est malheureusement pas traduite en France — mais je travaille (lentement) sur sa traduction.

Si les paysages se rapprochent un peu de ce que décrit Edward Abbey, l’écriture est complètement différente bien que l’on y trouve aussi une grande dureté. Il ne fait nul doute que l’environnement influence profondément l’écriture !

En attendant, je vous souhaite de bonnes lectures,