Lettres et littérature américaines

Le blog nature writing

Edward Abbey

Edward AbbeyEdward Paul Abbey est né le 29 janvier 1927 à Indiana, en Pennsylvanie. A l’âge de 17 ans, il part plein ouest, seul et à pied/auto-stop dans l’ouest américain. Il tombe amoureux de cette région aride, désolée, sublime qu’est le désert de l’Utah.

Après la seconde guerre mondiale, il fait son service militaire en Italie. Il profite de la fin de son service pour étudier (en Ecosse) et voyager en Europe : Ecosse, Angleterre, France, Espagne, Italie, Suisse, Allemagne, Autriche, Norvège, &c. Il se marie très jeune et divorce peu de temps après.

Après ses années en Europe, il retourne aux États-Unis où il fait un doctorat sur l’anarchie et la misanthropie à l’université du Nouveau Mexique. Déjà, son esprit contestataire le démarque : il se refuse à enseigner quoi que ce soit et il refuse de partager son savoir avec les autres. Les études et ses écrits demeurant pour lui une source de plaisirs et non pas de profits.

Il se lance dans l’écriture avec des débuts difficiles, alternant périodes de créations et périodes de travail pour payer le loyer. Sa première véritable œuvre sort en 1968, Desert Solitaire (Désert solitaire en français) retraçant ses deux années de ranger dans le parc national de Moab, un désert de canyons et de montagnes dans l’Utah. Edward Abbey est un fervent défenseur de la nature sauvage et se bat contre ce qu’il appelle la « syphilisation ».

Il est surtout reconnu pour son The Monkey-Wrench Gang ou traduit par Le gang de la clé à molette sorti en 1975. Cette fiction raconte les péripéties d’un groupe de quatre activistes écologistes sabotant à tour de bras et de clé à molette engins, panneaux publicitaires ou de signalisation, ponts, trains, &c. Ce livre va profondément influencer la création du mouvement Earth First!. Sa suite, Hayduke Lives!, (1990) est une œuvre posthume traduite par Le retour du gang de la clé à molette.

Edward Abbey est un personnage ambiguë qui aime jouer avec l’image qu’il donne de lui : alcoolique, misanthrope, raciste et misogyne, amoureux de musique classique, fine plume, mais ce qu’il faut surtout retenir de ces fausses-vérités est son sens poussé de l’humour et de l’auto-dérision.

Il publie de nombreux livres qui ont plus ou moins bien marché comme :

Fire on the Mountain (Le feu sur la montagne) en 1962

Beyond the Wall (Un fou ordinaire) en 1984

Black Sun en 1971

Abbey’s Road en 1979

One Life at a Time Please en 1988

Confessions of a Barbarian en 1994

Edward Abbey fut très affecté par la mort de son père car celui-ci mourut à l’hôpital, méconnaissable à cause des différents tubes et tuyaux entrant et sortant de son corps. Edward Abbey refuse de mourir ainsi et fait prêter serment à ses amis proches de l’enterrer quelque part dans le désert, peu importe les risques à encourir. On ne sait d’ailleurs toujours pas précisément où il est enterré. Edward Abbey meurt en 1989 chez lui à Tucson dans l’Arizona.

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3 réponses à “Edward Abbey

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